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Ventes aux enchères > Annonces matériel occasion > Espace juridique


 

LA VENTE AUX ENCHERES EN LIGNE

 

La loi du 10 juillet 2000 a libéralisé le système des ventes volontaires aux enchères en France, et a supprimé le monopole des commissaires-priseurs

 

Webenchères garantit la transparence de la vente, la publicité maximum, le juste prix déclaré publiquement, l’authenticité des objets et la défense du patrimoine du vendeur.

 

Rappelons tout d’abord qu’après moult tergiversations, les parlementaires ont fini par régler le sort des enchères en ligne, en leur consacrant un article de la loi du 10 juillet 2000 (désormais article L. 321-3 du Code de commerce). Ainsi, les enchères ayant lieu sur le Net peuvent s’inscrire dans deux types d’opérations, chacun soumis à un régime juridique propre. En premier lieu, il peut s’agir de ventes aux enchères publiques. En second lieu, et c’est le cas de Webenchères, il peut s’agir de courtages aux enchères : le tiers organisateur de telles opérations agit alors comme un simple courtier et se contente de mettre en relation des personnes, qui restent libres de conclure ou de ne pas conclure la vente. Ces courtages ne sont pas régis par les nouvelles règles organisant les ventes volontaires de meubles aux enchères publiques

 

 

LES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET LA VENTE AUX ENCHERES

 

La vente aux enchères électroniques de mobilier relevant du domaine privé est possible, sans devoir respecter les exigences du code de la consommation ni devoir recourir à l'estimation de France Domaines ou à un commissaire priseur.

 

Le fait que les biens vendus soient des meubles, relèvent du domaine privé et soient vendus à titre occasionnel sans intermédiaire, permet une vente dans des conditions classiques de droit privé.

 

 

>> France DOMAINES

 

La consultation du service France Domaines (anciennement services fiscaux appelés "les Domaines"), n'est obligatoire pour une collectivité locale qu'à l'occasion de la vente d'un immeuble (article L.2241-1 CGCT). Elle est cependant possible pour la vente de meubles.

 

 

>> Commissaires priseurs / Sociétés de vente volontaire

     Usage de la plate-forme électronique pour la vente de biens

 

Le Code du commerce prévoit l'intervention de sociétés de ventes volontaires et de commissaires priseurs, qui ont longtemps bénéficié d'un monopole jusqu'à l'entrée en vigueur de la loi n° 2000-642 du 10 juillet 2000, pour réaliser des ventes aux enchères publiques. La vente en ligne, sans intermédiaire et sans adjudication, n'est cependant pas considérée comme une vente aux enchères publiques. L'article L.321-3 du Code de commerce dispose en effet :

 

"Le fait de proposer, en agissant comme mandataire du propriétaire, un bien aux enchères publiques à distance par voie électronique pour l'adjuger au mieux-disant des enchérisseurs constitue une vente aux enchères publiques au sens du présent chapitre.

 

Les opérations de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique, se caractérisant par l'absence d'adjudication et d'intervention d'un tiers dans la conclusion de la vente d'un bien entre les parties, ne constituent pas une vente aux enchères publiques. […]."

 

L'emploi d'un site Internet qui met automatiquement en relation le vendeur avec des acheteurs potentiels, libres de conclure ou non la vente, ne saurait être assimilé à une adjudication avec intervention d'un mandataire. Cette technique relève du simple courtage et n'appartient donc pas à la catégorie des ventes aux enchères publiques.

 

Il est donc parfaitement possible, juridiquement, pour une collectivité de procéder à la vente de ses biens par le biais d'une plate-forme électronique.

 

 

>> Protection du consommateur

 

Les collectivités qui utiliseraient la plate-forme Internet pour vendre leur matériel d'occasion réformé ne sont pas soumises aux dispositions du Code de commerce ou du Code de la consommation relatives à la protection du consommateur. En effet, ces dispositions s'appliquent dans les relations entre commerçants professionnels et consommateurs. Or les personnes publiques, qui ne font pas de ce type de vente une activité habituelle à titre professionnel, n'entrent pas dans la catégorie juridique des commerçants.

 

Quant aux éventuels recours que pourrait formuler un acheteur, il faut savoir que la collectivité est protégée par les clauses des Conditions Générales de Vente qui prévoient que la vente de matériels se fait en l'état et sans garantie. De plus, il ne doit pas y avoir surévaluation du prix de vente des objets.